D'un week-end à Bafia

Publié le par Adeline Henry

Oui, je sais, déjà deux jours sans articles... ahles bonnes résolutions!! Mais bon, n'étant pas chez moi ce we, c'était difficilede tenir mes promesses. Et puis en plus, coupure d'énergie samedi soir jusqu'à dimanche, alors hein!
Qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter de ce week-end? Parler de ma super confiture papaye-banane-citron que j'ai confectionnée samedi? De la messe d'hier qui a duré (la fatigue et la chaleur y étaient peut-être pour quelque chose...). Tout ça semble bien anecdotique.
Alors, voici une soirée d'anniversaire, comme on les fait ici. Un jeune choriste m'avait invitée pour cette fête. En fait, quelques semaines avant, il m'avait transmis un billet de demande d'aide, comme il est coutume de faire ici, afin de se pourvoir de quelques munitions pour accueillir et bien recevoir ses gens. Surtout que dans ces fêtes-ci, il s'agit rarement de réunir un petit comité dans son salon. Ca se passe bien dans un salon, mais avec plein de gens, invités ou pas d'ailleurs...
La fête devait débuter à 20h. Un ami, lui aussi invité, m'a accompagnée, me proposant, d'aller prendre une ou deux avances en ville, histoire de se mettre en forme. Après quelques bouteilles,nous arrivons au lieu de la fête vers 10h moins (comprendre à 21h30 passées). Bien nous en a pris, rien n'avait commencé... l'heure africaine, toujours. Après les discours d'usage du principal intéressé, la prière un ami (forcément un aîné, on dit ici un grand frère), voici lemoment du repas. Ici c'est toujours sous forme de buffet avec 36 plats,du plantain frit aux salades de chous, du poulet aux mets de pistaches ou de pois, c'est toujours un régal.
Puis arrive l'heure de la danse, après le débarrassage des tables. Et c'est là... que la coupure d'énergie nous a surpris, au moment où les premiers danseurs entraient en piste... La pluie avait commencé à tomber fortement quelques minutes auparavant, et ici à Bafia, c'est mauvais signe, pour la fée électricité. On entend dire qu'un groupe électrogène était prévu au cas, mais, comme il se faisait attendre, mon ami et moi nous décidâmesde partir.
Pas de chance donc...Bon, il paraît que le groupe est finalement arrivé et la fête a pu continuer. Pour moi, la danse sur le bikutsi et autre coupé-décalé, ce sera pour une autre fois donc!
Voici un exemplede buffet, pour lequel nous nous étions régalé cet été, avec le groupe COLA:


Au premier plan, entra autres, vouspouvez apercevoir mon plat favori: les frites de bananes plantains. Et puis le plat traditionnel ici: la boule de maïs, enveloppé dans un sac plastique. On l'appelle aussi couscous de maïs, rien à voir avec son confrère marocain, c'estdu maïs pilé, qu'on fait bouillr avec de l'eau tout en tournant (genre polenta) et on le mange avec une sauce ou bien des feuilles (genre d'épinards qu'on fait avec toutes sortes de feuilles d'ici).

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O
Salut Adeline, on a fêté l'anniversaire des 5 ans de COLA et on a bien pensé à toi. Apparemment tu as le moral, et ton petit lexique m'a rapellé un peu l'ambiance de Cameroun...où on rigole beaucoup, il est vrai. Continue ton action avec passion et ce n'est pas grave si tu n'écris pas un article par jour, je pense que tout le monde sera indulgent avec toi...on sait ce que c'est. A bientôt.
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