Des voitures au Cameroun

Publié le par Adeline Henry

Comme je n'ai rien de spécial à raconter pour la journée d'aujourd'hui, je vais revenir sur un sujet dont je voulais parler depuis et que j'avais reporté à cause de la grosse déconnexion internet de janvier/février. Cela a trait aux moyens de transport africains. Encore! allez-vous penser. Et oui c'est un sujet récurrent ici et qui mériterait tout un roman en plusieurs volumes.
Un week-end de janvier, donc, je pars au village de mon ami Jean-Claude. Comme il comptait revenir à Bafia chargé de provisions pour vendre, il avait donc loué un pick-up pour l'occasion, qui devait nous emmener. Enfin, "nous emmener", est-ce bien le mot approprié? Nous trimbaler, nous secouer, nous brinquebaler, voilà qui convient mieux. Comme vous pouvez  le constater avec les photos ci-dessous, nous nous sommes posé la question en le voyant la première fois : mais arrivera-t-on un jour à Djaga? La suite de l'histoire n'a fait qu'accentuer nos doutes. Cette machine, vieille comme Mathusalem,  qui n'avait pas roulé depuis 5 mois avait des gros problèmes de démarreur. On a du s'arrêter à plusieurs reprises. Heureusement que le chauffeur était accompagné d'un mécanicien! A chaque fois, nous descendions de la cabine car il fallait enlever les sièges (enfin les trucs en mousse tout dégnapés qui nous servaient de sièges) pour atteindre le moteur. A chaque fois nous repartions, mais jusqu'à quand?? Le chauffeur se voulait rassurant (comme tous les chauffeurs camerounais): "ne vousinquiétez pas, elle va nous emmener jusqu'au bout!" Au final, nous sommes arrivés certes.
Finalement, c'était un véhicule bourré d'options: aération naturelle par l'avant (pas de pare-brise), démarrage manuel en tripotant quelques fils électriques (pas besoin d'éviterd'oublier sa cléà la maison), fond musical assuré avec tous les bruits divers et variés, bref, la haute classe, quoi!
A vous de juger:



















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