De mon tour au marché
Une chose que j'aime beaucoup faire ici, c'est aller au marché, ce méli-mélo de fruits, arachides, tomates, oignons, condiments, bananes plantains, haricots, graines de toutes sortes, huiles, sel, tout cela posé sur des bâches à même le sol. Entre les étalages, on essaie de ne pas buter contre les marchands ambulants qui vendent un peu de tout, du mini sachet de lessive Blu au bonbon contre la toux en passant par des échantillons de parfums. Sans oublier le coin habillement avec les fripes qu'on vend à la criée, ou plus discrets les stands où les marchands veulent absolument vous refiler un pagne, même si vous dites qu'il n'y a pas ce que vous cherchez.
Bref, c'est vendredi aujourd'hui, jour de Djoumba, le grand marché à Bafia. Il faut connaître les prix en vigueur; ici pas de petites pancartes annonçant le prix au kilo, on demande: "c'est combien le tas?" "2-200" (cad, 200 F chaque tas) "Ah c'est cher aujourd'hui, tu me feras bien un petit cadeau..." C'est pas facile de ne pas se faire avoir, surtout moi la blanche, à qui on fait le prix du blanc, toujours plus élevé que pour les "bronzés". Même quand j'ai l'impression de faire une bonne affaire car je suis parvenue à bien faire baisser le prix de départ, je sais que je me suis quand même fait avoir... c'est comme ça.
L'idéal c'est d'aller vers la maman habituelle qu'on a repérée, avec qui on a un peu discuté et sympathisé; là on peut avoir à peu près confiance.
Ce qui est moins drôle au marché ce sont les sempiternelles "oh la blanche!" ou bien "pst, ma chérie" à tout bout de champ pour que je vienne voir l'étal de celui ou celle qui m'interpelle. Au départ, ça paraît grossier, mais là aussi on s'habitue et ce n'est pas forcément vulgaire de leur part. Le plus pénible c'est "il n'y a rien pour moi?" "je boirais bien un verre, c'est 50" "et bien bois alors", que je réponds en continuant mon chemin. Et oui ici, le blanc est celui qui a l'argent alors tout le monde tente sa chance...
Bon au final, j'ai ramené des ananas (hmm, les ananas de Bafia...), des citrons, bananes et papaye (pour la ocnfiture), du macabo (tubercule du style grosses PDT blanche), des avocats. Voilà vous saurez tout.
Bref, c'est vendredi aujourd'hui, jour de Djoumba, le grand marché à Bafia. Il faut connaître les prix en vigueur; ici pas de petites pancartes annonçant le prix au kilo, on demande: "c'est combien le tas?" "2-200" (cad, 200 F chaque tas) "Ah c'est cher aujourd'hui, tu me feras bien un petit cadeau..." C'est pas facile de ne pas se faire avoir, surtout moi la blanche, à qui on fait le prix du blanc, toujours plus élevé que pour les "bronzés". Même quand j'ai l'impression de faire une bonne affaire car je suis parvenue à bien faire baisser le prix de départ, je sais que je me suis quand même fait avoir... c'est comme ça.
L'idéal c'est d'aller vers la maman habituelle qu'on a repérée, avec qui on a un peu discuté et sympathisé; là on peut avoir à peu près confiance.
Ce qui est moins drôle au marché ce sont les sempiternelles "oh la blanche!" ou bien "pst, ma chérie" à tout bout de champ pour que je vienne voir l'étal de celui ou celle qui m'interpelle. Au départ, ça paraît grossier, mais là aussi on s'habitue et ce n'est pas forcément vulgaire de leur part. Le plus pénible c'est "il n'y a rien pour moi?" "je boirais bien un verre, c'est 50" "et bien bois alors", que je réponds en continuant mon chemin. Et oui ici, le blanc est celui qui a l'argent alors tout le monde tente sa chance...
Bon au final, j'ai ramené des ananas (hmm, les ananas de Bafia...), des citrons, bananes et papaye (pour la ocnfiture), du macabo (tubercule du style grosses PDT blanche), des avocats. Voilà vous saurez tout.
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