A la découverte du Grand Nord...
Grand Nord…banquise, igloos, esquimaux, ours blancs… ?? Là vous vous dites : pour quelqu’un censée partir au Cameroun, sous les tropiques,il faudrait lui acheter une boussole !
Mais non, il s’agit bien du Cameroun, du Nord Cameroun où avec le groupe COLA nous passons une dizaine de jours dans le but de découvrir des projets de développement agricole, des écoles, de rencontrer les acteurs de ce développement, de partager nos cultures différentes avec les jeunes de N’Gong.
Souvent, quand on pense « Afrique », on imagine savane, herbes sèches, sol aride, a fortiori au nord du Cameroun, qui jouxte le Tchad à la limite du Sahel. Et voilà qu’après 16 heures de train de nuit depuis Yaoundé la capitale, puis 3 heures en autocar, nous voilà face à des paysages verdoyants et une nature généreuse où se côtoient champs de maïs,arachides et même forêts de pins… Il faut dire qu’en ce moment, c’est la saison des pluies, ce depuis plusieurs semaines et que ça va durer jusqu’en octobre.
Bon, saison des pluies tout est relatif. On est loin d’un temps de mousson. Des grosses averses orageuses, un ciel vaguement couvert et somme toute encore pas mal de soleil (gare à ses coups !!)
Climat chaud et humide : c’est dur après 2 jours de voyage combinant toutes sortes de moyens de transport (avion, train, bus...) Pour se consoler, on se dit qu’en saison sèche, le thermomètre peut monter jusqu’à 50° à l’ombre…
Voilà pour le cadre. Et les gens me direz-vous ? Et bien pour commencer, je voudrais vous parler d’une des premières images lors de notre arrivée à la mission catholique de N’Gong notre première étape : l’image du sourire jusqu’aux oreilles des enfants du quartier, courant après le bus pour nous accueillir.
L’accueil, une des vertus principales des Africains. Je dirais aussi la disponibilité. Par exemple, je ne sais pas si en France beaucoup d’enseignants prendraient sur le temps de congés pour accueillir dans leur école un groupe de personnes désireuses de découvrir le milieu scolaire de leur pays. C’est en tout cas ce que nous avons vécu en visitant à N’gong toujours l’école privée laïque de Raïssa, jeune femme volontaire et courageuse, partie de rien pour créer cette école en 2002.Une classe de maternelle, puis deux, puis des classes de primaire. Aujourd’hui, 3 classes sont en construction. Peu de moyens (la subvention annuelle de l’Etat supprimée cette année ; difficultés pour les familles d’assurer les frais de scolarité pour toute l’année), mais beaucoup d’enthousiasme, de fierté aussi de la part des maîtres qui nous montrent leurs classes,les jeux de cour pour les enfants, les quelques livres scolaires.
Echanges de mails, photos : j’espère garder contact avec eux et pourquoi pas organiser une semaine de travail pédagogique en commun plus tard dans l’année.
Au moment où j’écris,cela fait déjà 4 jours passés sur la terre camerounaise. 4 jours seulement plutôt et pourtant que de rencontres, de partages, de moments forts vécus ensemble ! Et il reste encore 6 jours ! Alors oublions les moustiques et autres petites bêtes, la chaleur moite de la nuit et autres désagréments et laissons nous bercer
par la terre d’Afrique…
J'ai écrit ce texte le 30 juillet et nous sommes le 13 août... Et oui la connexion à internet n'est pas évidente, surtout quand il y a une panne d'électrivité à Bafia où nous sommes arrivés le 8 août dernier! Je voulais joindre des photos mais là ce serait trop long, donc ce sera pour plus tard!