Jeudi 19 mars 2009
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16:05
Ce qui me pèse le plus ici, c'est de ne pas pouvoir sortir sans me faire interpeller: "la blanche, la blanche"ou "la wat" (white, blanche en anglais) de manière plus ou moins irrespectueuse. Quand
je suis de bonne humeur, je réponds "le noir!" sinon, j'ignore et continue ma route.
Heureusement voici une parole d'enfant de maternelle qui compense tout ça: ça se passe à Yoko, école du diocèse la plus éloignée de Bafia. Le premier jour, visite des classes comme d'hab. Le
second, animation pédagogique. Lors d'un entretien avec la maîtresse de maternelle où on insistait sur l'importance de faire parler les enfants (ici ce sont surtout les maîtresses qui parlent),
voilà qu'elle me relate la discussion qu'elle a eue avec ses élèves la veille, après mon passage:
L'élève: "Pourquoi la maîtresse qui était là (
c'est moi) est déjà partie?"
Une autre: "La maîtresse-ci est comme ma poupée!"
La maîtresse: "Ah bon, pourquoi?"
L'élève: "Parce qu'elle a les cheveux lisses, les yeux comme des perles, et la peau blaaaanche comme ma poupée."
Plus poétique n'est-ce pas?
Par Adeline Henry
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bonne continuation
mamzell
Mon entreprise envoie des "volontaires" de l'Ircod, dont je ferais partie en octobre/novembre.
Deux de mes collègues partent le 2 mai pour Bafia.
Votre Blog me donne vraiment l'impression que nous pouvons être utiles.
En toute humilité je vous dis bravo.